Sud Poste 78

Le blog notes du syndicat Sud Poste 78

22 juillet 2008

Contrat de service public postal 2008 - 2012

Petite_voiture_jauneLe Conseil d’Administration de La Poste se prononce sur le contrat de service public passé entre l’entreprise publique et son propriétaire, l’Etat, pour la période 2008 - 2012. Le compte n’y est pas. Ce contrat très incomplet révèle un désengagement sans précédent de la tutelle de La Poste à l’aube de l’ouverture du marché postal européen. Toutes les missions historiques de service public sont menacées avec des charges considérables pour La Poste qui n’aura plus de monopole sur le - de 50 grammes ou de livret A pour les compenser.

Service universel postal
La fin du monopole postal n’est pas prise en compte dans ce contrat qui se borne à édicter des règles d’accessibilité aux boites aux lettres, alors que la dé-péréquation tarifaire est sérieusement envisagée. Le service postal va bientôt être sujet à une jungle tarifaire qui n’aura rien à envier à celle des télécommunications. Un fonds de compensation est bien prévu par la loi en cas de mise en difficulté de La Poste. Mais son déclenchement dépend de La Poste et surtout de sa tutelle qui n’est pas disposée à mettre la main au porte feuille comme on le verra ci-dessous.

La présence postale
Le contrat relève un coût de 399 millions d’€ par an pour le maintien des 17 000 points de contact de La Poste et surtout d’au moins 11 000 « vrais » bureaux de poste. Face à cette dépense, l’abattement sur les taxes locales n’a rapporté que 144 millions d’€ en 2006, cherchez l’erreur.. _ Rien dans le contrat de service public ne permet d’envisager sereinement un maintien, voire un accroissement de la ressource.

Transport et distribution de la presse
Charge historique de La Poste, le déficit du service public du transport et de la distribution de la presse s’élevait à 415 millions d’€ pour 2007, cette somme est nette de la contribution de l’Etat qui devait s’élever à 242 millions d’€/an de 2005 à 2009. « devait » car en trois ans l’Etat aura soustrait 31 millions d’€ de sa contribution, voilà un partenaire digne de confiance !

Accessibilité bancaire
Ou le sommet de l’hypocrisie est atteint avec une mission d’intérêt générale chiffrée par la Banque Postale à 550 millions d’€ pour ce qui concerne le Livret A. Le gouvernement en a pris acte et « offre » à La Banque Postale le monopole des clientèles défavorisées. Pour accompagner l’entreprise publique, il propose une aide prélevée sur les fonds centralisés des Livrets de 280 à 210 M€ dégressifs sur six ans (source rapport parlementaire de N Forissier député appointé par le gouvernement pour le projet de loi LME du 20 mai 2008).
Les banques s’en tirent pour le mieux, pas d’obligation d’ouverture et de petites opérations sur livret, avec en bonus 30% des fonds collectés qu’elles pourront conserver dans leur bilan, et Bercy sursaute quand on parle de cadeau !

Sur la base des seuls chiffres publiés, l’addition est lourde : 255 M€ pour la présence postale, 415M€ pour la presse et 270M€ pour l’accessibilité bancaire, non décidément le compte n’y est pas.
Ce contrat est un marché de dupes entre un propriétaire irresponsable et son entreprise publique aux ordres. Les seules marges de manoeuvre, une productivité accrue, traduisez par moins d’emploi, moins de présence postale, au total c’est la collectivité qui paiera cette addition.

Les administrateurs SUD PTT ont voté contre ce contrat de service public (ICI le communiqué) .

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02 avril 2008

Contrat de service public de La poste : l’Etat absent

gueret_solidaires2L’Etat a présenté ses propositions de financement du service public postal lors du Conseil d’Administration de La Poste du 31 janvier 2008. Le moins que l’on puisse dire est que le compte n’y est pas avec un coût résiduel considérable qui reste à la charge de l’opérateur public.

Ce dernier n’a d’ailleurs pas attendu le verdict pour limiter ses charges, puisque déjà le contrat précédent appelé Performances et Convergences s’est transformé en un véritable plan social avec pour solde plus de 25 000 suppressions d’emploi, le réseau postal quand à lui se voit confronté à un plan de substitution des bureaux vers des petits commerces offrant à peine 5% des prestations de l’opérateur public.

Service universel postal : Les usagers et le contribuable paieront
En validant la fin du monopôle postal sur le - de 50 grammes en 2011, qui était le moyen le plus efficace de financer le service universel, le gouvernement Français a entérinné le déséquilibre durable de La Poste. Pour financer le Service Universel Postal dont on nous dit ne pas connaître le coût exact, (un chiffre oscillant entre 240 et 500 millions d’€ fut un temps évoqué) l’aide d’Etat est éludée, l’augmentation tarifaire des prestations postales à la charge des usagers est acquise, une contribution des opérateurs concurrents reste hypothétique.

Service public de la presse, manquent 500 millions Là aussi, l’Etat laisse une charge nette de 500 millions d’€ par an à La Poste en lui enjoignant de « réduire ses charges ». Evidemment, pour les salariés ce sont toujours plus de dégradations des conditions de travail avec de vrais risques dans la filiale de portage créée à cet effet par La Poste à l’image de la filiale MEDIAPOST, championne du moins disant social.

Présence postale, manquent 260 millions Avec un « Coût Résiduel d’Aménagement du Territoire » estimé à 400 millions d’€, le maintien du réseau postal ne peut compter que sur les 140 millions issus des abattements dont bénéficie La Poste sur les taxes locales. L’Etat ne s’engage pas sur les 260 millions d’€ restants qui rappelons le, représentent plus de 5000 postes de travail de guichetiers prestant l’intégralité des opérations postales pendant un an.

Accessibilité bancaire manquent au moins 100 millions « La Banque Postale n’assume aucune mission de service public », c’est écrit en toutes lettres dans le dossier de création de la fiiale bancaire de La Poste. Avec une telle carte de visite on ne s’étonnera pas que l’Etat ne supporte aucune charge afférente à la mission d’accessibilité bancaire qu’assume La Poste auprès de plusieurs millions d’usagers. Tout comme il s’est montré incapable de mettre en oeuvre un droit au compte gratuit et accessible, d’où le succès du Livret A.

La Poste contribue à ces quatre missions à hauteur d’1 milliards d’€ par an, il faut bien retenir ces données avant d’entamer toute comparaison avec nos voisins européens, pseudo champions du profit qui n’assument pas la complétude des missions de notre Poste Française.

On ne peut considérer La Poste comme une entreprise comme les autres et éluder les aspects de cohésion sociale et territoriale dont dépendent des millions d’utilisateurs.
Les administrateurs SUD PTT se sont opposés à ce contrat de dupes qui voit encore une fois l’Etat se défausser de ses responsabilités vis à vis de l’entreprise publique. Nous rappelons que le gouvernement a approuvé la banalisation du Livret A et l’adoption de la directive postale, avec toutes les conséquences que cela aura sur la collectivité. Les étapes législatives que ces décisions vont provoquer seront l’occasion de mettre nos élus devant leurs responsabilités.

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28 mars 2008

La Poste : les résultats 2007

timbres_noir_blanc_ziatypeLe Conseil d’Administration de La Poste a voté sur les résultats 2007 de La Poste qui approchent le milliard d’euros (947 millions d’euros) de bénéfice. Au-delà de cette performance, la question que tout utilisateur de La Poste est en droit de se poser porte sur l’usage qui sera fait de ces profits.

Pertes sèches !

Le bénéfice dégagé est important, d’autant que l’Etat laisse une charge financière d’un milliard d’euros à l’établissement public au titre de ces missions de service public : service universel au courrier, aide à la distribution de la presse, participation à l’aménagement du territoire et accessibilité bancaire. Dans ces conditions, atteindre un tel résultat nécessite des coupes claires dans les budgets consacrés aux services rendus et au personnel.

Précarité, c’est pas fini !

Les dirigeants de La Poste se vantent de faire de La Poste une entreprise socialement responsable au modèle social irréprochable.
Les faits sont loin d’être aussi idylliques, puisque plus de 7 000 emplois ont été détruits en 2007.

Pour ce qui concerne la précarité, ces mêmes responsables se targuent de réduire le nombre de CDD et de mettre en oeuvre des plans de « déprécarisation », mais oublient de reconnaître la forte augmentation du recours à l’intérim. En 2007, le budget consacré à ce type d’emploi a dépassé les 200 millions d’euros, essentiellement pour assurer des activités permanentes de l’entreprise.

Et ce n’est pas la prime de 100 euros brut versée au titre de l’intéressement qui peut contrebalancer cet état de fait !

Augmentation des tarifs !

Comme à chaque fois, la libéralisation d’un service public se traduit pour les usagers par des augmentations tarifaires. 
-  Au courrier, la logique est d’imposer des produits ou prestations à valeur ajoutée pour compenser la baisse, relative, du trafic.
-  Même chose au colis, avec la disparition du coliéco au profit des « colis suivis ».
-  Dans les bureaux de poste, l’objectif est d’ailleurs clair : il s’agit de faire progresser le « prix du panier moyen » et La Banque Postale s’apprête à rendre payantes des prestations jusqu’alors gratuites comme l’envoi d’un relevé de compte tous les 10 jours, par exemple.

Où est l’intérêt de l’usager dans tout cela ?

Eloignement de proximité !

Le réseau des bureaux de poste a lui aussi payé un lourd tribut. Si le nombre de points de contacts est resté stable, le nombre de bureau a chuté à 12 000, et seulement 4 500 d’entre eux sont pourvus d’un conseiller financier.
De plus, c’est le rôle de guichet social de La Poste qui pourrait être délibérément sacrifié à travers la privatisation du Livret A.

SUD PTT dénonce cette déliquescence de la gestion de l’entreprise publique La Poste. La loi postale et la présidence de Jean Paul Bailly n’ont apporté aucune amélioration au service public postal, bien au contraire.

SUD PTT exige que l’on revienne à un modèle postal tourné vers la satisfaction des besoins de TOUS ses utilisateurs. Le nouveau contrat de service public entre La Poste et l’Etat et la loi de modernisation de l’Economie doivent être des occasions de reconnaître, par la loi, les missions de service public de La Poste, notamment en termes de guichet social et d’accessibilité bancaire. Cela permettrait d’imposer aux dirigeants de La Poste d’assumer ces missions et à l’Etat de les compenser.

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Résultats de la Poste: 943 millions d'euros de bénéfice selon Sud-PTT

chaplin_tempsmodernes3La Poste a enregistré en 2007 un bénéfice net de 943 millions d'euros, qui doit être annoncé jeudi matin au cours d'un conseil d'administration, a-t-on appris jeudi par un communiqué de Sud-PTT.

La Poste avait indiqué le 17 mars qu'elle tablait sur un bénéfice net "autour de 850 millions d'euros".

Selon Sud-PTT, il s'établit finalement à 943 millions d'euros, contre 812 millions d'euros en 2006.

Le chiffre d'affaire de la Poste a progressé de 3,4% en 2007, selon la même source syndicale. Par métiers, le chiffre d'affaire a progressé de 2,2% au courrier, de 7,9% au colis express, et de 2,2% aux services financiers.

La direction de la Poste tablait le 17 mars sur un chiffre d'affaires supérieur à 20,8 milliards d'euros, en hausse d'au moins 3,3%.

Enfin, La Poste a enregistré une perte de 7.100 emplois en 2007, passant de 271.980 à un peu plus de 264.600, dénonce Sud-PTT.

"Les dirigeants de La Poste se vantent de faire de La Poste une entreprise socialement responsable au modèle social irréprochable", mais "les faits sont loin d'être aussi idylliques, puisque plus de 7.000 emplois ont été détruits en 2007", déplore le syndicat.

De même, ils "se targuent de réduire le nombre de CDD et de mettre en oeuvre des plans de +déprécarisation+, mais oublient de reconnaître la forte augmentation du recours à l'intérim", regrette Sud-PTT, qui affirme qu'en 2007, "le budget consacré à ce type d'emploi a dépassé les 200 millions d'euros, essentiellement pour assurer des activités permanentes de l'entreprise".

Le syndicat juge le bénéfice "important, d'autant que l'Etat laisse une charge financière d'un milliard d'euros à l'établissement public au titre de ces missions de service public: service universel au courrier, aide à la distribution de la presse, participation à l'aménagement du territoire et accessibilité bancaire".

"Dans ces conditions, atteindre un tel résultat nécessite des coupes claires dans les budgets consacrés aux services rendus et au personnel", ajoute Sud-PTT.

Pour le syndicat, la libéralisation du service public se traduit "pour les usagers par des augmentations tarifaires", et par un "lourd tribut" payé par le réseau des bureaux de poste. "Si le nombre de points de contacts est resté stable, le nombre de bureau a chuté à 12.000", précise Sud.

Pour citer : AFP par Le Monde.fr

Posté par Solidaires à 09:34 - Revue de presse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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