31 mars 2008
Grève le 1er avril sur les plateformes Médiapost
Lundi 31 mars 2008 par Philippe
Près de 3 ans après l’entrée en vigueur de la Convention Collective de Branche de la Distribution Directe, quel bilan ?
Ce qui devait être une avancée face aux horaires fictifs et au paiement à la louche est loin d’avoir réglé les conditions de travail des distributeurs (trices) : ils travaillent plus, mais ils sont payés de moins en moins.
Alors le 1er avril dites :
NON aux heures non payées, aux véhicules surchargés, aux cadences trop élevées
OUI à la DSL en dédié, à des IK revalorisées, à des salarié(e)s respecté(e)s
Le ras-le-bol des forçats de la publicité
Communiqué de presse
http://www.sud-distridirecte.ras.eu.org/IMG/pdf/commediapost1eravril.pdf
Médiapest spécial gréve avril 2008
Publication régulière
http://www.sud-distridirecte.ras.eu.org/IMG/pdf/casuffit.pdf
28 mars 2008
La Poste : les résultats 2007
Le Conseil d’Administration de La Poste a voté sur les résultats 2007 de La Poste qui approchent le milliard d’euros (947 millions d’euros) de bénéfice. Au-delà de cette performance, la question que tout utilisateur de La Poste est en droit de se poser porte sur l’usage qui sera fait de ces profits.
Pertes sèches !
Le bénéfice dégagé est important, d’autant que l’Etat laisse une charge financière d’un milliard d’euros à l’établissement public au titre de ces missions de service public : service universel au courrier, aide à la distribution de la presse, participation à l’aménagement du territoire et accessibilité bancaire. Dans ces conditions, atteindre un tel résultat nécessite des coupes claires dans les budgets consacrés aux services rendus et au personnel.
Précarité, c’est pas fini !
Les dirigeants de La Poste se vantent de faire de La Poste une entreprise socialement responsable au modèle social irréprochable.
Les faits sont loin d’être aussi idylliques, puisque plus de 7 000 emplois ont été détruits en 2007.
Pour ce qui concerne la précarité, ces mêmes responsables se targuent de réduire le nombre de CDD et de mettre en oeuvre des plans de « déprécarisation », mais oublient de reconnaître la forte augmentation du recours à l’intérim. En 2007, le budget consacré à ce type d’emploi a dépassé les 200 millions d’euros, essentiellement pour assurer des activités permanentes de l’entreprise.
Et ce n’est pas la prime de 100 euros brut versée au titre de l’intéressement qui peut contrebalancer cet état de fait !
Augmentation des tarifs !
Comme à chaque fois, la libéralisation d’un service public se traduit pour les usagers par des augmentations tarifaires.
Au courrier, la logique est d’imposer des produits ou prestations à valeur ajoutée pour compenser la baisse, relative, du trafic.
Même chose au colis, avec la disparition du coliéco au profit des « colis suivis ».
Dans les bureaux de poste, l’objectif est d’ailleurs clair : il s’agit de faire progresser le « prix du panier moyen » et La Banque Postale s’apprête à rendre payantes des prestations jusqu’alors gratuites comme l’envoi d’un relevé de compte tous les 10 jours, par exemple.
Où est l’intérêt de l’usager dans tout cela ?
Eloignement de proximité !
Le réseau des bureaux de poste a lui aussi payé un lourd tribut. Si le nombre de points de contacts est resté stable, le nombre de bureau a chuté à 12 000, et seulement 4 500 d’entre eux sont pourvus d’un conseiller financier.
De plus, c’est le rôle de guichet social de La Poste qui pourrait être délibérément sacrifié à travers la privatisation du Livret A.
SUD PTT dénonce cette déliquescence de la gestion de l’entreprise publique La Poste. La loi postale et la présidence de Jean Paul Bailly n’ont apporté aucune amélioration au service public postal, bien au contraire.
SUD PTT exige que l’on revienne à un modèle postal tourné vers la satisfaction des besoins de TOUS ses utilisateurs. Le nouveau contrat de service public entre La Poste et l’Etat et la loi de modernisation de l’Economie doivent être des occasions de reconnaître, par la loi, les missions de service public de La Poste, notamment en termes de guichet social et d’accessibilité bancaire. Cela permettrait d’imposer aux dirigeants de La Poste d’assumer ces missions et à l’Etat de les compenser.
Résultats de la Poste: 943 millions d'euros de bénéfice selon Sud-PTT
La Poste a enregistré en 2007 un bénéfice net de 943 millions d'euros, qui doit être annoncé jeudi matin au cours d'un conseil d'administration, a-t-on appris jeudi par un communiqué de Sud-PTT.
La Poste avait indiqué le 17 mars qu'elle tablait sur un bénéfice net "autour de 850 millions d'euros".
Selon Sud-PTT, il s'établit finalement à 943 millions d'euros, contre 812 millions d'euros en 2006.
Le chiffre d'affaire de la Poste a progressé de 3,4% en 2007, selon la même source syndicale. Par métiers, le chiffre d'affaire a progressé de 2,2% au courrier, de 7,9% au colis express, et de 2,2% aux services financiers.
La direction de la Poste tablait le 17 mars sur un chiffre d'affaires supérieur à 20,8 milliards d'euros, en hausse d'au moins 3,3%.
Enfin, La Poste a enregistré une perte de 7.100 emplois en 2007, passant de 271.980 à un peu plus de 264.600, dénonce Sud-PTT.
"Les dirigeants de La Poste se vantent de faire de La Poste une entreprise socialement responsable au modèle social irréprochable", mais "les faits sont loin d'être aussi idylliques, puisque plus de 7.000 emplois ont été détruits en 2007", déplore le syndicat.
De même, ils "se targuent de réduire le nombre de CDD et de mettre en oeuvre des plans de +déprécarisation+, mais oublient de reconnaître la forte augmentation du recours à l'intérim", regrette Sud-PTT, qui affirme qu'en 2007, "le budget consacré à ce type d'emploi a dépassé les 200 millions d'euros, essentiellement pour assurer des activités permanentes de l'entreprise".
Le syndicat juge le bénéfice "important, d'autant que l'Etat laisse une charge financière d'un milliard d'euros à l'établissement public au titre de ces missions de service public: service universel au courrier, aide à la distribution de la presse, participation à l'aménagement du territoire et accessibilité bancaire".
"Dans ces conditions, atteindre un tel résultat nécessite des coupes claires dans les budgets consacrés aux services rendus et au personnel", ajoute Sud-PTT.
Pour le syndicat, la libéralisation du service public se traduit "pour les usagers par des augmentations tarifaires", et par un "lourd tribut" payé par le réseau des bureaux de poste. "Si le nombre de points de contacts est resté stable, le nombre de bureau a chuté à 12.000", précise Sud.
Pour citer : AFP par Le Monde.fr


